Des valeurs communes à tous

Pour bien fonctionner, toute société a besoin d’un socle de valeurs communes. Libertés, égalité, respect… Autant de concepts universels qui méritent d’être revendiqués et défendus.

Nos valeurs communes ? Elles viennent de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et de la Constitution belge : la liberté de pensée, d’opinion, de religion, d’orientation philosophique ou sexuelle, l’égalité, notamment entre hommes et femmes, la tolérance, le respect d’autrui et le respect des lois, la séparation Église(s)-État…

Bruxelles, une ville interculturelle

À Bruxelles, ce ne sont pas moins de 200 nationalités qui se côtoient ! Notre région est riche de cultures et de populations différentes qui, bien souvent, cohabitent en harmonie les unes avec les autres. Grâce notamment à un bon tissu associatif, Bruxelles souffre moins que d’autres villes européennes de tensions interethniques ou intercommunautaires. Cependant, il ne faut pas se voiler la face : par moment, par endroits, ces tensions existent…

La foi contre la loi ?

Le seul moyen de bien vivre ensemble, au-delà des clivages politiques, des différences d’opinions, de cultures et de religions, est que chaque citoyen connaisse et adhère à notre socle de valeurs communes. Ces dernières ne sauraient être remises en question au nom d’autres systèmes de valeurs, notamment religieux.

En tant que laïc, je suis particulièrement attaché à la séparation entre l’État et les Églises. Pour moi, la foi est une affaire privée, qui doit rester dans la sphère privée et ne saurait s’imposer à d’autres. Par exemple, il n’est pas acceptable que, sous prétextes de religion, l’égalité homme-femme soit remise en cause, de quelque manière et pour quelque raison que ce soit.

L’école comme vecteur de nos valeurs communes

Outre la famille, l’école est le lieu où, idéalement, nos valeurs communes doivent être inculquées, dès le plus jeune âge. Selon moi, les professeurs de religion et de morale devraient d’ailleurs y consacrer une large part de leur programme.
Je suis de ceux qui pensent que l’école est un lieu où les valeurs communes doivent également être appliquées. Pas question d’y faire des particularismes ! La place des religions est à la maison et dans les lieux de culte : elles n’ont rien à faire dans les classes, les cours de récréation… ou les cantines !