L’isolement politique du bourgmestre Clerfays nuit gravement à l’intérêt des Schaerbeekois.

La majorité actuelle (FDF, CDH, Ecolos), sur base d’un déficit annoncé du compte 2011-2012-2013 (c’est-à-dire moins 10 millions d’euros) a présenté son budget 2013 dans lequel, il y a un certain nombre de mesures qui vont à l’encontre des intérêts communs des Schaerbeekois :

Bilan sous-estimé :

- Augmentation du précompte immobilier : Il est passé à 3490 centimes additionnels ce qui est le taux le plus important dans la Belgique tout entière. Les ménages qui reçoivent aujourd’hui leur extrait de rôle, on entre 300 € et 400 € de supplément par rapport à l’année passée.

- Augmentation du prix de la carte de stationnement : la redevance de stationnement pour les riverains est passée de 0 € à 28 € pour la première carte, 50 € pour la deuxième.

- Augmentation du budget de la police : Il est indéniable que le fédéral met à charge des communes, des charges de plus en plus importantes notamment en matière de police. Le Bourgmestre de Schaerbeek a augmenté le budget de la police de 5 % plutôt que d’entamer une action politique critique du gouvernement fédéral qui ne met pas les moyens financiers à disposition des communes pour assumer les fonctions de police dans le cadre des accords qui avaient été conclus dans le cadre de la réforme des polices.

IL y a donc une augmentation sans précédent des taxes, impôts et redevances à l’égard des Schaerbeekois afin de faire rentrer de l’argent dans les caisses. Les Schaerbeekois sont en train de payer pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Tout ceci, je l’avais déjà dénoncé auparavant, mais ce que je viens de m’apercevoir que le résultat définitif du compte n’est pas -10 millions d’euros, c’est – 19,2 millions d’euros, quasiment le double.

Projections :

Ce que je pense qu’il va arriver au prochain Conseil communal d’octobre est que le Collège pourrait encore augmenter les charges communales ce qui est tout à fait contre-productif. Les résidents issus de la Communauté européenne ne sont pas touchés par ces taxes et ceux qui constituent la classe moyenne, les jeunes ménages sont impactés de plein fouet. Cette situation va pousser indubitablement les jeunes à quitter Schaerbeek et à aller à l’extérieur de Bruxelles ou c’est moins cher en terme de location ou d’achat. Ceci est contre-productif, car cela fait perdre de la matière fiscale à Schaerbeek. Plus on accroît l’impôt plus la base taxable se rétrécit, plus on accroît l’impôt plus la pauvreté de Schaerbeek monte alors que les besoins sociaux augmentent continuellement. A contrario, la commune offre de moins en moins de services (école, crèche, services communaux...) à ceux qui payent leur impôt à Schaerbeek. Je dénonce cette situation, car le Bourgmestre Clerfays ne fait pas preuve de courage politique en répercutant sur les citoyens les déficits constatés qui sont en partie provoqués par sa gestion, mais, aussi en partie provoqués par des causes extrinsèques à la commune. Ne serait-il pas normal que le Bourgmestre dénonce publiquement le sous-financement des communes bruxelloises qui entraine l’incapacité pour celles-ci d’assumer les services qui leur sont imputés ?

À Schaerbeek, la majorité actuelle est traversée par des courants contradictoires en permanence. C’est dans cette optique que je tire la sonnette d’alarme, car les décisions qui vont être prise sur le court terme se relèvent décisives. C’est pour cela que je dis que le bourgmestre François Clerfays est l’otage des écolos parce que sans les écolos, la majorité n’a plus sa majorité. Il y a un chantage interne permanent des écolos pour faire valoir leurs thèses qui sont totalement défavorables aux Schaerbeekois ne fut ce qu’en terme de mobilité comme en terme d’enseignement.

En terme de mobilité, ils continuent à militer en faveur des pistes cyclables, des casses vitesses et des oreilles de trottoirs contre les droits des Bruxellois de circuler dans leur ville sans offrir d’alternatives, ne fût-ce qu’en terme de stationnement et de mobilité à Bruxelles. Des moyens dissuasifs qui ne collent pas avec la réalité des gens à Bruxelles comme à Schaerbeek qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer professionnellement pendant la journée dans la ville.

En terme d’enseignement, ils tentent de mettre en place une deuxième école néerlandophone alors que la première est seulement en construction, et ce au détriment du développement des écoles francophones. Il est pourtant prouvé que le boum démographique frappe les enfants issus de ménages francophones. Le développement du réseau francophone est plus qu’urgentissime puisque l’on attend d’ici à 2018 plus de 4500 élèves en plus rien que dans l’enseignement communal francophone. Aujourd’hui l’école refuse d’inscrire des élèves en maternelles et en primaire, car il n’y a plus de place. Il n’y aucune logique dans les prises de décision, car l’implantation potentielle future de cet établissement néerlandophone délocaliserait l’enseignement spécialisé juste à côté. Ce dernier irait se placer sur un autre petit terrain occupé pour l’instant par des scouts, c’est scandaleux, car jamais on ne doit transposer « un supermarché sur l’espace ou l’on met actuellement une épicerie. »

Solutions 

- Je plaide pour la restructuration des services communaux. À Schaerbeek, dans les 6 mois à venir, les trois quarts du comité directeur qui gère administrativement la commune s’en vont à la retraite. Il va falloir les remplacer, soit par de la mobilité interne, soit par des personnes extérieures. Je propose de supprimer l’entité « Stratégie de développement stratégique et durable », sorte de think tank local (20 universitaires) qui réalise des projections à moyen terme pour la commune et qui étudie la possibilité d’avoir des financements européens. Il faut disloquer cette entité et les mettre en « renfort » au service à la population, puisqu’il y a un besoin au niveau du comité directeur. Ce qui n’empêche pas que de là où ils sont ils puissent continuer à penser au développement stratégique et durable et s’occuper des démarches pour l’obtention des subsides européens. Il faut remplir les trous avec ces personnes qui connaissent le fonctionnement de la commune. En période de vache grasse, on peut se permettre de créer un service spécifique qui établit des stratégies. Quand on est en période de crise et que les fonctionnaires les plus expérimentés s’en vont pour cause de départ à la pension, il faut parer au plus urgent.

- Les dépenses du CPAS viennent d’exploser. Je n’ai pas les chiffres précis, mais il y aura un solde net à financer par la commune qui va encore accroître le déficit. Il faut d’urgence organiser un audit financier et structurel externe pour savoir comment mieux gérer les dépenses du CPAS sans nécessairement toucher à l’aide social auquel les gens ont droit. Je préconise que l’organisation du CPAS et les flux financiers soient mieux maitrisés dans une organisation beaucoup plus responsabilisée.

Si on veut inscrire Schaerbeek dans une spirale positive pour l’avenir, nous devons fixer durablement de jeunes ménages qui économiquement vont se construire en leur offrant de bons services pour qu’ils veuillent s’implanter sur du long terme. Cela permet une mixité sociale et une structure fiscale saine.