Touche pas à mon parking

Du 21 janvier au 21 mars 2013, le Gouvernement régional et Bruxelles-Mobilité mènent une « enquête publique » sur le projet de Plan régional de Politique de Stationnement ; plan qui une fois adopté viendra s'imposer aux communes de la Région bruxelloise.

Il faut évidemment se réjouir que ce projet permette, à terme, l'harmonisation des règles et tarifs de stationnement sur l'ensemble de la Région bruxelloise. Ceci faciliterait la vie des habitants aujourd'hui confrontés à 19 politiques de stationnement différentes.

Cependant, divers volets du projet de plan de stationnement élaboré par le Gouvernement soulèvent questions et inquiétudes :

1. Le plan prévoit l'obligation pour les communes de diminuer le nombre de places de stationnement en voirie au niveau de la situation qui existait en 2004. Cela représenterait une suppression de près de 45.000 places en voirie à l'échelle de la Région d'ici à 2018. Aucun projet d'alternatif, hors voirie, n'est avancé par le plan.

2. La suppression du nombre d'emplacements en voirie irait de pair avec un autre plan en élaboration au sein du Gouvernement bruxellois – le Cobrace – lequel aura pour conséquence une diminution certaine du nombre des places de stationnement au sein des parkings d'entreprise, non sans répercussion sur le stationnement en voirie. Pourquoi mener deux politiques contradictoires ?

3. La gratuité de stationnement pour les professions médicales et paramédicales serait supprimée là où elle existait. Le plan actuel prévoit un tarif préférentiel (200 €/an) aux seuls soins médicaux urgents. Les professionnels de la santé en simple visite (consultation du médecin, intervention du kiné, d'un aide-soignant ou d'une infirmière à domicile, livraison de repas, etc.) ne pourront pas en bénéficier. Un tel système sera impraticable et se fera au préjudice des patients et des personnes âgées.

4. Les cliniques, hôpitaux, homes et autres associations sociales seraient désormais assimilés à des entreprises. Le personnel de ces institutions pourra obtenir une carte de dérogation pour un coût allant de 150 à 600 €/an. Les communes qui appliquent la gratuité ou des tarifs symboliques pour ces institutions ne pourront plus le faire.

5. Les pme et entreprises paieront deux fois. D'une part, pour stationner aux abords de leur siège, elles devront payer un abonnement allant de 150 à 600 €/an. D'autre part, pour permettre l'intervention de son personnel sur l'ensemble de la Région, elles devront payer 90 € supplémentaires /mois /personne. Les communes qui octroyaient quelques gratuités aux pme ne pourront plus le faire. Ces nouvelles charges vont se répercuter sur le prix des prestations et augmenter encore le coût de la vie des Bruxellois.

6. Le plan de stationnement veut limiter le stationnement en voirie afin de limiter le nombre de voitures à Bruxelles. L'objectif est louable mais aucune alternative n'est prévue dans le plan : aucun nouveau projet de parking de dissuasion alors que ceux existant à ce jour sont à 110 % d'occupation, les tarifs de la STIB sont quant à eux en hausse constante, l'offre du transport public ne s'améliore pas, le RER est reporté à 2025, etc.

Conclusion :

Le M.R. de Schaerbeek vous invite à signer cette pétition initiée par Vincent Dewolf, en cliquant simplement sur le site touchepasamonparking.be