Une mobilité en Réseau

Cent septante mille mille voitures entrent et sortent de Bruxelles durant la semaine. Les engorgements sont fréquents, les émissions de carbone polluent l’atmosphère. Que faire concrètement pour fluidifier tout ce trafic ?

Bien qu’ils soient consommateurs des institutions et commerces bruxellois, les navetteurs ne sont pas de véritables utilisateurs de la ville. Peu d’entre eux optent pour les transports en commun, préférant utiliser leur véhicule de la porte de leur domicile au parking de leur entreprise niché au cœur de la ville. Le résultante est visible : le conducteur est victime de denses embouteillages qui ralentissent sa journée.
Mes propositions pour désengorger la capitale européenne :

Quatre initiatives pour améliorer le réseau:

1. Augmenter la fréquence des trains qui rentrent (trafic extérieur de Bruxelles)
Renforcer les fréquences de passage des trains le matin et le soir.  Il serait judicieux de prévoir, dans un rayon de 50-60km autour de Bruxelles, des trains qui proviendraient de l’extérieur et qui feraient des points d’arrêts dans les 19 communes de la capitale.

2. Augmenter la fréquence des transports en ville (trafic intérieur de Bruxelles)
Il faut permettre aux Bruxellois d’utiliser ces points d’arrêts des trains dans la ville pour augmenter l’offre de transport en commun. Il faut accélérer le processus de construction du RER qui amènerait des personnes dans un rayon de 30 km au nord et au sud de Bruxelles. Quant à la future ligne de métro, vers le nord de la ville, son tracé est en cours. Ces trois améliorations pourraient être considérablement positives, mais difficiles à mettre en place sans un refinancement des transports publics.

3. Instaurer une taxation des voitures entrantes
Quand les dispositifs précédents seront mis en place, il serait intéressant d’instaurer un péage urbain en fonction du degré de pénétration dans la ville. Je ne parle pas d’un péage à l’entrée de la ville, comme on les voit en France. L’idée est simple, dessinez un cercle (c), c’est le centre de Bruxelles. Dessinez-y autour un deuxième cercle (b), autour des deux premiers cercles, réalisez un troisième cercle (a). Plus on pénètre à l’intérieur de la ville (c), plus on entre dans des zones densément peuplées et difficiles d’accès. On pourrait donc dire qu’un véhicule qui va jusqu’un point (a), paye 5 €, pour le cercle (b) 10 € pour le cercle (c) 15 €. La voiture passerait sous des capteurs qui la taxeraient en fonction du degré de saturation qu’elle engendre. C’est un concept plus équitable qu’un péage commun à l’entrée de Bruxelles.

4. Construire des parkings de dissuasion
Pour que les travailleurs soient encouragés à utiliser ces diverses alternatives, il est impératif de mettre en place de vastes parkings hors de la ville. Il faut qu’ils soient situés à environ 30 km du centre, aux différents points de collecte des navetteurs et non à l’entrée des villes.