Education

Il faut laisser à chaque individu l’opportunité de se développer. Je prône un libéralisme d’émancipation,  je crois à l’égalité des chances. Il faut donner à chaque citoyen la chance de créer son propre projet de vie. L’éducation est dès lors cruciale, elle permet à l’enfant d’échapper à la prédestination de son milieu de vie. Un enfant né dans une classe sociale élevée aura toutes les chances de voir s’ouvrir les portes des meilleures études possibles et plus tard, d’entrer dans une carrière florissante. Par contre, dans une famille d’immigrés, par exemple, où le père et la mère malheureusement sont au chômage, l’enfant ne peut pas profiter des mêmes avantages (qualité de la connaissance des langues, culture générale, ouverture intellectuelle). L’école doit, par conséquent, lisser les inégalités et permettre à tout enfant de s’émanciper et de grandir dans les meilleures conditions pour se construire. L’école se doit d’être un ascenseur social.

Dans cette optique, je soutiens, premièrement, le renforcement de la maitrise de la langue. Il faut, dorénavant, se soucier de l’acquisition de la langue de l’enseignement. C’est la principale cause d’échec dans les communes à forte densité d’immigrés et ce, quelle que soit leur origine. Un enfant se présentant en 1re primaire sans maîtriser le français part sur de très mauvaises bases, il est directement désorienté.

Le dispositif dit des discriminations positives n’est donc pas suffisant. Je recommande de réduire la taille des classes, d’augmenter les heures de cours.

Deuxièmement, j’ai toujours été un fervent défenseur du concept de mi-temps pédagogique. En augmentant largement les plages horaires pendant lesquelles l’enfant est à l’école, on lui permet de développer son potentiel physique. Mettre en place des journées avec des temps de respiration où l’élève peut se développer physiquement où artistiquement est une condition sine quo non de son épanouissement global. L’école doit être un espace où l’enfant connaît une augmentation de ses capacités et une émancipation hors de son milieu originel. Il s’agit d’un projet d’épanouissement global qui permettra à l’enfant de s’intégrer dans une structure sociétale et économique, mais surtout d’acquérir un regard éclairé et critique sur le monde et de construire son identité.

Dans le cadre d’une autonomie pédagogique reconnue à Bruxelles, un tel projet à s’il peut être financé, ferait réellement œuvre utile. Cela permettrait  de renforcer l’apprentissage du français, mais aussi, situation spécifique à Bruxelles, de développer dès le plus jeune âge la capacité à étudier le néerlandais. Lire plus ici.


Securité

Une multitude de médias relayent quotidiennement, la problématique de l’insécurité à Bruxelles. Si l’on veut éviter des phénomènes de rejet de l’autre dans notre société, il faut un travail en profondeur sur certains points que je vais développer :

Il faut développer la préeminence de la loi civile sur la loi religieuse. L’islam des Lumière, que j’appuie totalement, préconise la séparation, entre d’un côté, l’espace public où s’exercent les lois que les citoyens se sont données ensemble à travers leurs organes représentatifs et l’espace privé, domaine où la croyance religieuse relève de la foi intime de tout un chacun.

Deuxième niveau d’analyse : l’organisation de la police à Bruxelles. À Schaerbeek, Evere et Saint-Josse, nous avons développé un modèle de police communautaire, inspiré du modèle québécois, opérant de manière préventive et communicative avec la communauté citoyenne locale. Ils travaillent de manière proactive afin de discerner le risque d’un problème, quel qu’il soit. Dès lors, l’organisation en terme de police de quartier, en terme de kobans (mini-commissariats implantés dans des zones à risques) donne de bons résultats. Néanmoins, il reste le problème des normes KUL (qui établissement un rapport entre un territoire et sa population et le nombre de policiers devant encadrer ce territoire). Cette norme, à la base de la réforme des polices, n’est pas applicable dans une ville comme Bruxelles. Si l’on veut que les communes puissent faire face aux problèmes de sécurité, il fait revoir les normes KUL.

Troisième niveau d’analyse, la formation des policiers. Si nous voulons éviter des dérapages, nous avons besoin d’une police démocratique et intelligente.

Pour terminer, je relèverai un point qui me semble stratégique, il s’agit du suivi des actes délictueux au niveau des cours et tribunaux afin que les sanctions soient efficaces et rapides. Bref, le « snel recht » pourrait selon moi, entrer en ligne de compte pour un certain nombre de délits clairs, précis et avérés. Par contre, je suis pour l’application des peines alternatives d’intérêt général infligées pour des petits délits. Dès lors, il faudrait revoir l’organisation de nos prisons afin de les penser comme des espaces de remédiation. Les personnes qui sortent de prison doivent être dotés de la capacité à se réintégrer socialement et professionnellement dans la société pour ne pas retomber dans la spirale de la criminalité. Dans les pays nordiques, la resocialisation des personnes emprisonnées est essentielle.


L'emploi

Bruxellois dynamise les offres d’emploi. Cependant, le niveau de qualification requis pour ces emplois dépasse le niveau des compétences acquis par nombre de nos jeunes aujourd’hui au chômage. Cet écart doit être résorbé ! Premièrement, il existe deux filières communautaires, une francophone et une néerlandophone, en Belgique qui ne communiquent pas (Actiris & BDAB). Deuxièmement, d’un côté Actiris s’occupe de l’emploi et de l’autre, Bruxelles Formation, comme son nom, l’indique se dédie à la formation. Une véritable hérésie ! Je plaide fermement pour le rapprochement de ces deux organismes. Troisièmement, il faut recréer des filières de formation dans toute une série de métiers d’avenir.

Enfin, à l’image du parcours d’intégration destiné aux primo arrivants, nous devons créer un parcours d’intégration professionnel qui soit obligatoire pour les jeunes qui se présentent sur le marché du travail avec des diplômes insuffisants, voire pas de diplômes du tout. Les compétences linguistiques doivent aussi être renforcées dans un secteur d’emploi qui est essentiellement tertiaire et donc, multilingue, vu notre position de capitale internationale.


La mobilite

Nous avons tous entendus le Mea Culpa de Monsieur Piqué concernant la mobilité qui est dans un état consternant à Bruxelles. Les partis qui sont en charge de ce problème semblent totalement impuissants depuis des années. On prend des mesures anti-voitures alors qu’il n’y a pas d’offre réellement concurrentielle en matière de transport public. On connaît une  raréfaction scandaleuse de l’offre de stationnement provoquée par les autorités bruxelloises actuelles. Le plan régional prévoit 45.000 places de stationnement en moins  en surface et 25.000 places de moins en entreprise à Bruxelles. Ce qui va renforcer l’inertie de notre ville et créer la fuite des entreprises vers la périphérie. Espérons que ce plan ne voit jamais le jour ! Derrière ce problème, existe évidemment la question des navetteurs : 170.000 voitures rentrent et sortent chaque jour de la semaine. C’est là qu’il faut agir. Créer des parkings de dissuasion peu coûteux à la  grande périphérie de Bruxelles et lancer ce fameux RER qu’on attend depuis des années. D’autre part, il faut renforcer le maillage du métro et de la STIB en général de Bruxelles de manière à accélérer les déplacements dans la ville. Sans cette condition, comment dissuader le citoyen à utiliser sa voiture ! La ville est dès lors plus polluée et plus congestionnée que jamais. La seule politique répressive que l’on puisse imaginer aujourd’hui se tourne donc vers la question des navetteurs et vers des modalités de coût de stationnement en fonction de la distance par rapport au centre de Bruxelles. Plus le stationnement sera proche du cœur de la ville, plus il sera coûteux. C’est déjà le cas à Amsterdam ou à Londres. Il est donc urgent de refinancer la STIB pour permettre un accès rapide et simple dans le centre-ville. Bien sûr, la question du financement est prégnante. Mais il faut agir de manière efficace si on ne veut plus d’un Bruxelles qui soit un nœud inextricable d’embouteillages !